Une politique parfaite d’insalubrité publique.

Voilà très longtemps que je souhaite publier cette chronique. Je l’ai en tête depuis l’ère Coderre (un autre libéral haïssable) à Montréal.

Commençons par dire que je suis profondément écolo. Quand j’étais jeune, déjà il y a des décennies, nous recyclions alors que ce n’était pas encore à la mode. Il nous fallait faire un détour pour aller mener notre recyclage à l’autre bout de la petite banlieu où je suis né. Puis, arrivé à Montréal, j’allais mener mon recyclage dans des cloches où l’on s’écorchait les doigts pour y pousser nos rebuts l’hiver par moins vingt degrés (fallait quand même être convaincu des bienfaits du recyclage). Bien sûr, j’essaie de diminuer ma consommation, réutiliser et tout le bataclan. Plus récemment, j’ai utilisé pendant quelques années une compostière artisanale fournie par l’éco-centre. C’était pratique, pas trop loin de chez-moi, je pouvais donc y aller régulièrement et je pestais que nous ne puissions pas l’utiliser l’hiver. J’ai participé jusqu’à ce quelle-ci soit si loin qu’il me fallait prendre ma voiture. Bref, je pense avoir un côté écolo.

Cependant, je suis contre le bac brun et la nouvelle collecte des matières périssables. Je ne suis pas contre l’objectif, mais celui-ci ne doit pas nuire à ma qualité de vie. C’est pourtant exactement ce qui se produit. Aucune des personnes à qui j’ai partagé ma frustration n’a semblé en désaccord. Plusieurs étaient même clairement en accord avec cette opinion. Voyez le résultat. Avant le bac brun, j’avais un contenant à ordure, communément appelé poubelle, qui était propre. J’avais le contrôle de la situation côté odeur et asticots. Maintenant, une des deux collectes des ordures est devenue une collecte du bac brun. Les ordures ne sont donc ramassées par la Ville qu’une fois par semaine. Même chose pour le bac brun. J’ai maintenant deux contenants hors de contrôle dans ma cuisine. Les deux puent, les deux développent des asticots, c’est sale, je dois nettoyer le tout régulièrement. Bref, c’est insalubre. Je me demande bien quand les rats trouveront cette décharge dans ma cuisine et s’y établiront.

L’organisation Coderre, et les ayatollahs de l’écologie à tout crin, dans sa leur grande sagacité, me répondent d’utiliser mon frigo pour stocker mes ordures. Je suis désolé, je vis en appartement, mon frigo n’est pas énorme et sert à garder les victuailles chèrement acquises pour nourrir ma famille. Bref, Coderre pousse ses dépenses dans ma cour et ça m’irrite singulièrement.

Corriger la situation est pourtant simple. Deux collectes par semaine pour chaque contenant. Ça coûte trop cher ? Pourquoi ne pas mécaniser (un,deux) la collecte des ordures et ramasser 2 fois par semaine recyclage, déchets périssables et véritable ordure ? On ferait d’une pierre deux coups, moins de rats et moins de blessures pour les employées (un collègue me racontait cette semaine que c’était la principale source de blessure à la Ville de Montréal). Avec un peu d’imagination et d’investissement, il y aurait certainement moyen d’offrir un meilleur service aux citoyens.

J’aimerais ajouter que dans mon quartier d’analphabète fonctionnel, le dernier changement dans l’horaire de la collecte, qui doit remonter à huit ans, n’a toujours pas été intégré par mon voisinage. Le résultat est une décharge à ciel ouvert permanente. Trois pierres d’un coup.

PLQ Delenda Est

Une injustice flagrante.

Radio-canada nous apprend, avec son style typiquement canadian multiculturaliste, que, oh catastrophe, un apprenti officier s’est masturbé sur un coran. Ses amis, de grands intellectuels, ont filmé le tout pour la postérité et l’auraient publié sur les internets. Résultat de la manoeuvre, le jeune homme qui s’est soulagé est renvoyé du collège millitaire Saint-Jean où il étudiait, deux autres attendent le résultat de l’enquête et les autres sont légèrement sanctionnés.

Je pose une question : l’armée aurait-elle puni de la même manière ces jeunes apprentis officier s’ils avaient accompli le même acte de stupide exhibitionnisme sur une belle édition de Les onze mille verges, un livre autrement plus sacré pour un occidental que le coran qui appelle à la destruction de notre civilisation. Poser la question s’est y répondre : bien sûr que non. Quelle est la différence entre les deux livres dans un état laïque ? Aucune, ce n’est que du papier dont l’état ne se soucie guère. Peut-être ces étudiants eussent-ils été tancés par leur supérieur pour leur exhibitionnisme, mais sans plus.

Dans un état supposément laïque qui a la détestation de la civilisation occidentale comme nouveau fondement, s’astiquer le soldat au garde à vous sur un coran est une infamie impardonnable. Cet état a beaucoup trop peur de choquer sa minorité musulmane. Sa majorité chistiano-laïque, il s’en branle. Pire, on ajoute l’injure à l’insulte et on consulte un imam pour savoir Dieu sait quoi. Imaginons le contraire, des musulmans brûlant une bible. Aurait-on été consulter un prêtre catholique ? Non, bien sûr que non. Alors, doux Jésus, pourquoi consulter un imam ?

Alors je crie à l’injustice et je réclame que ces jeunes hommes soient jugés en fonction du vrai crime qu’ils ont commis, c’est-à-dire, d’être immature et ne méritant peut-être pas l’honneur de devenir officier.

PLQ delenda est.