Joseph Facal prend le temps de dire ce que j’ose dire ici parfois, mais dans un grand média. Les immigrants ne régleront pas le problème du manque de main-d’oeuvre puisque ce supposé manque n’existe pas. Ils sont là pour le patronat (faire baisser les salaires) et le parti libéral (de nouveaux commettants tous neufs). S’il y avait un manque de main-d’oeuvre, les salaires augmenteraient. Ils n’augmentent pas. Le salaire médian n’a pas bougé vers le haut en occident depuis 40 ans ! Quarante ans !
J’aimerais ajouter à l’argument un livre qui devrait être de lecture obligatoire, suivi d’un examen, avant de permettre à tout journaliste d’écrire sur l’immigration. Le remède imaginaire, un livre écrit par un démographe et un philosophe.
C’est donc bien écrit et bien argumenté. Plusieurs arguments y sont soutenus. Premièrement, les immigrants ne sont pas mal traités. Après quelques années au Québec, un immigrant qui a un diplôme d’une grande université occidentale fait aussi bien qu’un québécois possédant le même diplôme. Comment conclure au racisme des Québécois à partir de cette donnée, je n’en sais rien.
Mais surtout, même en Ontario où le taux d’immigration est plus élevé qu’au Québec et où la mortalité des baby-boomers frappera moins fortement qu’au Québec l’immigration ne pourra empêcher le vieillissement de la population. Imaginez au Québec. De mémoire, les auteurs, n’oubliez pas que l’un deux est démographe, prétendent que pour inverser le vieillissement de la population au Québec, il faudrait multiplier par dix le nombre d’immigrants que nous accueillons. J’imagine que le patronat et le parti libéral seraient contents.
PLQ Delenda Est