New York paie pour envoyer les immigrants chez nous

Nos quotidiens nous ont bien relaté dernièrement les déboires de NewYork avec les immigrants. Les derniers évènements étant terriblement révélateur, l’état de NewYork se transformant en passeur et se débarrasse du problème chez nous avec la complicité du gouvernement fédéral. Faut-il rappeler qu’être un passeur est un acte illégal des deux côtés de la frontière ?

Mais revoir toutes les étapes du processus est très instructif :

  1. Le Nord ( la Nouvelle-Angleterre démocrate ) regarde avec mépris le sud et le traite de raciste parce que celui-ci se plaint du problème de l’immigration massive à ses frontières.
  2. Le sud rétorque que non, non, il y a un vrai problème, ils sont trop nombreux et qu’ils sont bien incapables d’absorber tous ces immigrants illégaux et légaux.
  3. Le nord répond qu’il n’en croit rien, il n’y en a pas tant que ça, que le sud n’a qu’à être bon et gentil comme eux au lieu d’être bourré d’indécrottables racistes.
  4. Le sud (Texas et Floride ) se dit : «Ha oui, et bien rira bien qui rira le dernier» et transporte une petite partie de ses immigrants vers NewYork.
  5. NewYork est débordé ( faut-il rappeler que NewYork est l’une des plus grosses villes de l’univers, bourrée d’immigrant et donc en théorie ouvert à leur problème avec un Afro-Américain comme maire ? ) et déclare l’état d’urgence. Oui, oui, l’état d’urgence. Tout ça pour quelques petits milliers d’immigrant, bien moins que ce que Montréal doit gérer. Et se plaint de ce que le sud est de mauvaise foi et ne peut pas simplement pelleter son problème dans la cour du nord et que le sud devrait se comporter en adulte et garder son tas d’immigrants chez lui.
  6. Le sud continue à envoyer une petite partie de ses immigrants illégaux au nord.
  7. Le nord, incapable de gérer cet afflux supposément non problématique décide de le rediriger plus au nord, chez-nous au Québec.
  8. Le gouvernement Trudeau en redemande, puisque ces immigrants participent à la noyade du peuple québécois et sont généralement de bons électeurs libéraux.
  9. La ville de Montréal s’en fout étant trop occupée à tout traduire en écriture dite inclusive.
  10. Le PLQ, fidèle à lui-même, fait preuve de mépris envers les Québécois.

Ainsi résumé, c’est beaucoup plus amusant, sans être faux.

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Le chemin Roxham est un poste-frontière en bonne et due forme

Bon, il est certainement moins impressionnant que celui de Lacolle, mais on peut y traverser la frontière et le demandeur d’asile irrégulier y rencontre, dès ses premiers pas en sol québécois des agents fédéraux. On a qu’à regarder des photos du chemin Roxham pour constater que l’état fédéral est bien présent.

Des immigrants illégaux à la douane Roxham

Des immigrants illégaux à la douane Roxham

Des immigrants illégaux à la douane Roxham et trois fonctionnaires fédéraux

C’est donc un poste-frontière. Encore une fois, le gouvernement fédéral ne fait pas son boulot. Il part avec la moitié de nos impôts, mais n’est pas fichu de faire les petits mandats qui lui reviennent : passeport, amérindien, armée, frontière, sécurité. Ce gouvernement adore cependant faire la leçon aux provinces sur leur manière d’exercer leurs domaines de souveraineté. Dans la troisième image, on voit même un immigrant illégal qui tend ses papiers à un fonctionnaire qui tend la main pour les recevoir.

À bas le gouvernement fédéral, à bas l’immigration illégale.

PLQ Delenda Est

L’immigration est immorale — deux.

Quelques jours après PLQ Delenda Est, Christian Rioux, de sa plume absolument remarquable, pousse dans le même sens. Une lecture essentielle, d’autant plus qu’il écrit beaucoup mieux que moi et les exemples qu’il invoque sont simplement plus évocateurs.

J’aimerais ajouter ceci, voulons-nous, croyons-nous vraiment que nous pourrions construire le Québec de demain avec des gens qui fuient leur pays comme des rats fuient un bateau en perdition au lieu de construire leur pays ? Pensez à l’exode des cerveaux grecs. La situation s’est stabilisée en Grèce, croyez-vous que ces gens soient revenus ? Bien sûr que non, dans la majorité, ils ont commencé à reconstruire leur vie ailleur et ils y resteront. Pourtant, la Grèce en aurait bien besoin.

La leçon est qu’au moindre soubresaut, ces gens fuiront le Québec comme ils ont fuient leur pays. Ils ne sont pas venus sauver notre système de santé ou éducatif ou le Québec comme le dit Radio-Canada. Ils ont fuient leur pays où la situation n’est pas toujours facile ; je l’admets, mais souvent leur vie n’y est pas en danger pour leurs opinions politiques. Mais ils devraient être traités comme des déserteurs. Anciennement, les déserteurs, on les fusillait, nous devrions probablement les retourner de force dans leur pays.

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